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Inspirations nippones

Alors que je m’attaque en parallèle à la relecture de L’Empreinte du Baku pour Brins d’Eternité, à celle de Face d’Oni et à l’écriture de Les Chats à longue queue pour l’appel à texte de Frontières (entre autre choses, se rajoutent un paquet de corrections et des nouveaux textes en pagaïe), j’ai trouvé que ces trois nouvelles en particulier ont un point commun : leurs références au Japon.

Si, dans L’Empreinte du Baku, je me suis limitée à un simple emprunt au folklore japonais, j’ai poussé mes recherches un cran plus loin pour Face d’Oni. En plus de se dérouler dans l’une des îles de l’archipel, cette histoire met en scène une palanquée de créatures magiques, les yokais. J’aime tellement ces petite bêtes que je les ai mentionné dans Symbiose comme les divinités tutélaires des voyageurs de l’espace. Ils sont juste une croyance dans cet univers de SF, mais le clin d’œil m’a fait plaisir. A ce propos, j’en profite pour citer ma source numéro, le blog de Matthew Meyers : « one yokai a day ».

Pour en revenir à Face d’Oni, j’ai développé un monde de steampunk où les technologies et les influences se croisent. Par manque de place dans ma nouvelle, je n’ai pas réussi à intégrer de grosses machines à vapeur, mais je ne désespère pas d’y refaire des incursions de temps à autre. Je me suis également permis les allusions aux mondes de samourais/ronins, bien que mon protagoniste ne soit ni l’un, ni l’autre. En somme, c’était une bonne excuse pour placer une touche d’escrime japonaise. Merci le kendo, merci de iaïdo !

Dans la construction des personnages et de l’univers, mon inspiration vient à parts égales des récits sur l’ère Meiji avec ses bouleversements de grande envergure pour la société japonaise et des romans plus contemporains (Kawabata, Soseki, Murakami…). Je n’ai pas encore accumulé une grande documentation, mais cela convient très bien pour des formats courts.

Maintenant que je me retrousse les manches pour attaquer Les Chats à longue queue, je quitte le Japon ancien pour quelque chose de plus contemporain, sans renoncer à mes chers yokais. Cette fois, c’est une actualité plutôt récente qui m’a apporté le point de départ de mon histoire : le scandale des personnes âgées dont les familles ne déclaraient pas le décès pour continuer à percevoir les retraites.

Histoire de rester dans l’ambiance, j’ai commandé une poignée de romans japonais pour m’occuper pendant les trajets quotidiens :

-      La ritournelle du démon : lu

-       Le chat dans le cercueil :  lu

-       Les mystères de Yoshiwara : en cours

-       Le bureau des chats

-       un recueil de nouvelles de Tanizaki

Tags: lecture, loutrerie, écriture
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